Pierre Bénichou

L'autobiographie non-officielle

Portrait de Pierre Bénichou. © VERNAZOBRES Eric / FTV

Pierre Daniel Bénichou est un journaliste, scénariste[1], acteur, relookeur[2], chroniqueur, auteur, siffleur amateur[3], don juan de la capitale[4], ancien noctambule du Tout-Paris[5], chanteur de charme[6], français, élu Plus beau bébé d'Oran[16], né le 1e mars 1938 à Oran, en Algérie française. Il est surnommé beau Pedro, le roi du tango, M. Pierre, M. Pierrot, Pedro El Guapo[7], Bob du Grand 8 (du nom d’un cabaret de Macao), le Président[8], Joséphine Baker du Maghreb[18] ou la Béniche[9]. Il est aussi connu dans les cabarets sous le nom de scène Pierrot l’enfant de l’amour[9], et a pour totem Ourson des brouillards[9]. Pierre Bénichou conteste cependant l’emploi de ces surnoms en public qu’il préfère garder à un usage privé[10].

L'histoire de ses ancêtres

Ses grands-parents

Avec des origines alsacienne et lorraine, ses grands-parents ont feint d’être juifs, « juste pour le chic ». En 1871, les Allemands ont demandé aux juifs de se déclarer ou bien de rejoindre les colonies. Son grand-père, pharmacien de métier, quitte l’Alsace avec sa famille pour rejoindre Marseille, d’où il prend un bateau pour Oran. N’étant pas navigateur, il ne put diriger lui-même le bateau. Arrivé en Algérie, le gouvernement lui donne une pharmacie à Saint-Denis-du-Sig. Il y séduit une jeune Espagnole, originaire de Tétouane. Ils « font souche ». Naissent alors des enfants et des petits-enfants, dont Pierre Bénichou. On le décrit alors comme un enfant extraordinaire. Assez brun, avec un petit nez et de longs cils, il changera par après d’apparence, dévoilant un long nez et de petits cils[3].

Un des ancêtres de Pierre Bénichou avait ouvert un « boxon » à Macao. C’est dû à la ressemble physique avec cet ancêtre que Pierre est surnommé Bob du Grand 8[11].

Une des grands-mères de Pierre Bénichou est originaire de Tolède, en Espagne. Lors de l’inquisition (qui est rétablie en Espagne, en 1841) elle quitte le pays pour rejoindre le Maroc puis finalement l’Algérie.[19]

Sa mère

La maman de Pierre s’appelait Madeleine, mais tout le monde l’appelait Mado[20].

Pierre n’aime pas sa maman qui lui achetait des pantalons de golf, car elle trouvait que « ça faisait chic ». De sa faute, et ce jusqu’à l’âge de 17 ans, il est sujet aux railleries de ses camarades moins aisés qui se moquent de ses knickerbockers[14].

En avril 2015, Pierre compare sa mère à la mère de Spider Man lorsqu’elle s’inquiète pour son fils qui traverse les rues. Pourtant Spider Man parcoure les rues de New York sans danger. Tout comme le héros, Pierre feint d’écouter sa mère, puis il en fait à sa tête. Ses petits-enfants confirment sa ressemblance avec le héros, alors que Pierre répond modestement qu’il n’en est rien. Ils finiront pourtant par le convaincre de la ressemblance[15].

Durant toute son enfance, Pierre était triste lorsque les films finissaient au cinéma, car la fin du film signifiait qu’il devait rentrer à la maison et reprendre des coups. Il compare la fin d’un film à une mort. Le 27 avril, Christine Bravo avoue que les confessions de Pierre sont alors très émouvantes[15].

Sa maman a été mangée par une girafe, pendant la guerre[14].

Son père

Le père de Pierre Bénichou a été représentant d’Encyclopedia Universalis mais a dû arrêter à cause de l’avénement de Wikipedia. Pierre Bénichou n’hésitera pas en novembre 2015 d’interpeller le Président de Wikipedia France, sur l’antenne de RTL pour le lui reprocher.

Son enfance

Pas encore né, Pierre a failli mourir. En décembre 1937, alors enceinte de six mois, sa mère monte à Paris pour voir l’Exposition universelle. Lors de la visite, elle trébuche sur une marche et est emmenée directement à l’hôpital. Un médecin sauve le bébé qui nait trois mois plus tard[12]. Le 1e mars 1938, un mardi gras, nait Pierre Bénichou[1]. Il a été conçu, neuf mois plus tôt, dans un camping[21].

Pierre est élu « Plus beau bébé d’Oran », prix qui lui est remis pas l’abbé Lambert. Gabriel Lambert est un curé défroqué, débarqué du site de la France avec sa secrétaire corse et maîtresse officielle.

Pendant la Seconde guerre mondiale

En 1942, à 4 ans et demi, il demande à son père si le Père Noël existe vraiment. Son père lui répond froidement : « Mais qu’est-ce que t’en as à foutre ? Fais comme si… ». Il a donc vécu jusqu’à l’âge de 17 ans comme si le Père Noël existait. Lorsqu’à cet âge il sautait encore de joie à chaque fois qu’il apercevait le Père Noël, sa mère le défendait face aux moqueries des gens qui le traitaient d’abruti. Sa mère rétorquait qu’il était un artiste[3].

En 1942, pour se divertir, pendant l’occupation, il va voir le film Le Sexe faible avec Marguerite Moreno. Il assista à une projection avec son ami Jean-Pierre Coffe, sans savoir que quelques années plus tard, ils vivraient une histoire d’amour. Pour payer leurs places, ils vendaient du beurre aux Allemands. Pierre Bénichou avouera en 2015, avoir vendu de la margarine, moins couteuse, sans que les Allemands ne se rendent compte de la supercherie. À la libération, déjà tondu, Jean-Pierre est sur le point de se faire fusiller. C’est alors que Pierre s’interpose et présente Jean-Pierre comme étant sa compagne[13].

Pendant la Guerre, il refuse de « balancer » Jean Moulin et de trahir sa mère. Celle-ci, prête à tout pour échapper aux Allemands, invite régulièrement un prétendu « oncle Hans » à venir manger du jambon à la maison.

Il obtient son agrégation, en 1942[2].

L'après guerre

À l’âge de 11 ans, il arrive en France à cause de ses mauvais résultats scolaires en sixième. Il rejoint son oncle qui habite à Paris et est inscrit au Lycée Condorcet en cinquième. Il était en classe avec le futur coureur automobile Jean-Pierre Beltoise. Il avouera plus tard, qu’à cette époque, il séchait trois après-midi par semaine, pour se rendre au Cinéac et au Discobole dans la gare Saint-Lazare. Il se rend compte que le niveau du lycée est finalement meilleur à Oran. Les bonnes notes en cinquième lui permettent de retourner, en Algérie, chez ses parents. Il fera quelques aller-retours les années suivantes. Il a notamment étudié la philosophie à Oran. Il se qualifie lui-même de traitre, car les Parisiens le considèrent comme un Algérien, alors qu’à Oran, il est perçu comme un pied-noir[8].

Durant l’été 1952, Pierre alors âgé de 14 ans, passe ses vacances à Chambon-sur-Lignon, dans la résidence d’Albert Camus. Le père de Pierre est un ami de l’écrivain. Vers 5 heures du matin, Albert Camus demande à Pierre s’il veut partir à la pêche avec lui. Pierre remarque qu’Albert porte un pantalon en denim très large. Il lui dit : « On dirait presqu’un blue jean », Camus lui répond : « C’est un blue jean ». Pierre rétorque que normalement un blue jean est serré. En rentrant déjeuner après la pêche, Camus raconte au père de Pierre qu’ils ont eu un désaccord concernant le pantalon. Camus finit par avouer que c’était Faulkner qui lui avait offert.

En 1956, on découvre des résistants dans la cave de sa famille, qu’elle cachait depuis 1942. Grâce à l’argent qu’il a gagné en dénonçant sa famille, il a pu acheter sa première voiture[15].

Le 2 novembre 1954, il rencontre le peintre Henri Matisse. Dans son atelier, à Nice, le peintre lui propose d’emporter avec lui une toile. Pierre gêné lui dit qu’il fera cela demain. Le lendemain, Matisse meurt dans sa maison. Pierre n’aura jamais sa toile.

Le père de Pierre épouse sa future femme, dès sa sortie de prison. Pierre a dix-sept ans lorsque ses parents se marient. « Mes parents ont fait Pâques avant les rameaux ». Le jour du mariage de ses parents, son père a déclaré à sa mère, sur les marches de la mairie : « Ne comptez sur moi, en rien »[9].

Jeune, il possédait six guitares qui ne lui avaient que 5 francs aux puces. Malheureusement, il n’attirait guère le regard des filles, notamment dû à son style vestimentaire. Alors, il est allé échanger ses guitares contre des jeans. Grâce à ses nouveaux jeans, les filles le regardent enfin.

Pierre veut devenir comédien. Il a suivi des cours de comédie, il est dans la même classe que Claude Brasseur, alors assistant photographe.

Les années soixante

Pierre Bénichou lors d'une réunion au Nouvel Observateur pour une édition spéciale à l'occasion de la mission Apollo VIII; De gauche à droite : Pierre Bénichou, Marc Gilbert, le Pr Bondi, M. Audouin Dollfus, Albert Ducrocq, Jérôme Petrasik © Serge Hambourg.

Il commence dans le milieu de la presse à l’âge de 19 ans, en tant que stagiaire à France-Soir. En 1959, il devient journaliste à Paris Jour, puis en 1961, grand reporter à Jours de France. En 1963, il rejoint la rédaction de Adam, un magazine de savoir vivre masculin et de mode. Dans ce journal, il fera surtout du rewriting et de l’écriture de titres[8]. En 1966, il devient rédacteur en chef du magazine qui est rebaptisé Nouvel Adam, suite au rachat du titre par Claude Perdriel. Il reste à ce poste un an à peine.

Le 23 juin 1959, Pierre était invité à assister à l’avant-première de « J’irai cracher sur vos tombes » de Michel Gast, adapté du roman de Boris Vian. Malgré la mauvaise publicité que Vian a faite autour de l’adaptation et les conflits rencontrés avec les producteurs du film, il accepte de venir à l’avant-première, ce jour-là. Pierre Bénichou arrive à 10h45 au cinéma Le Marbeuf, en retard pour la projection. Devant le cinéma, il observe les spectateurs qui évacuent la salle. Christian Marquand, premier rôle du film, lui annonce : « Il est mort, il y a un quart d’heure ». En effet, Boris Vian a été victime d’une crise cardiaque, quelques minutes après le début de la projection.

En 1963, deux ans avant le mariage de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan, il participe au tournage en Camargue d'un reportage sur Johnny, « D’où viens-tu Johnny ? ». Sylvie Vartan lui confie alors qu’elle aimerait tant que le chanteur trouve une fille pour l’épouser.

Entre 1966 et 1996, il occupe successivement les titres de journaliste, rédacteur en chef adjoint, rédacteur en chef (en 1978), directeur adjoint de la rédaction (1985) puis directeur délégué au Nouvel Observateur[8].

Alors qu’il travaillait au Nouvel Observateur le jour, la nuit il avait établi ses quartiers chez Castel, rue Princesse.

En juillet 1969, Pierre Bénichou fait partie d’une équipe de trois journalistes invités par Paris Match à accompagner des personnalités de premier plan à Cap Canaveral. Lors du voyage aller, sur le vol Paris-Boston, Pierre est assis à côté de deux pilotes. L’un d’eux était l’aviatrice Jacqueline Auriol, première femme pilote d’essai en France. Le 16 juillet, vers 10 heures du matin, il déjeune en présence de personnalités et rencontre Wernher von Braun. Quelques heures plus tard, il assiste au lancement de la fusée Saturne V emportant la mission Apollon 11, en présence de Nixon. C’est de retour sur Paris qu’il comprend l’ampleur de la mission et le moment historique qu’il a vécu. Les Parisiens sont agglutinés aux vitrines pour assister en direct à l’alunissage.

Le 20 novembre 1979, Pierre Bénichou a rendez-vous avec Pierre Goldman, pour déjeuner au Nouvel Observateur. Pierre Goldman n’arrivera jamais au rendez-vous, il sera assassiné en pleine rue. « J’ai attendu, attendu… et j’ai appris qu’un type venait de se faire tuer en pleine rue » se souvient Pierre Benichou dans son témoignage pour le livre de Michaël Prazan, « Pierre Goldman, le frère de l’ombre ».

Les années quatre-vingts

En octobre 1980, en tant que journaliste, il a accompagné Giscard d’Estaing lors d’un voyage en Chine. Il a visité l’armée de terre cuite de l’empereur Qin à Xi’an[10].

En novembre 1981, François Mitterrand veut absolument se réconcilier avec l’Algérie, qui prend peu à peu une place sur la scène internationale. Il organise alors un voyage de réconciliation auquel prend part Pierre Bénichou, Jacques Attali, Jacques Fournier, Jean Daniel et Maurice Benassayag. Le compagnon de route de François Mitterrand, Maurice Benassayag racontera que Pierre Bénichou a contribué à la bonne ambiance du voyage, notamment grâce à ses blagues. Pierre va également se rendre compte qu’Alger est plus petite que dans ses souvenirs.

En 1985, Pierre est envoyé en tant que journaliste au Brésil. Il doit y couvrir l’élection qui voit Tancredo Neves les gagner. Neves n’entrera jamais en fonction car il meurt deux jours après les élections.

Le 25 janvier 1994, Pierre reçoit le prix de la Fondation Mumm pour la presse écrite. Le prix créé par Alain de Gunsbourg, dix ans plus tôt, a également récompensé Jean-François Chaigneau, Christian Seguin et Michèle Stouvenot. Un prix spécial a quant à lui été décerné à André Frossard. Pierre a brièvement croisé Frossard. André Frossard s’ennuyait, il n’a pas manqué de constater qu’ils pouvaient au moins se consoler en buvant.

Le 15 avril 1997, Pierre est présent aux côtés du poète, illustrateur, peintre, metteur en scène Roland Topor, alors qu’il vit sa dernière nuit.

Les années deux milles

Le 29 mars 2002, il se voit promu au grade d’officier de la Légion d’honneur par le Ministère de la culture et de la communication. Accède également à ce grade, le même jour, la chanteuse Juliette Gréco. Il avait reçu le titre de chevalier, le 19 septembre 1990. Concernant sa Légion d’honneur, il déclare ne pas la porter. Elle lui sert uniquement lorsqu’il doit se sortir de certaines situations comme lorsqu’il croise Elkabbach, qu’il va à l’hôpital, qu’il doit payer son loyer ou aller voir son banquier. Il l’a notamment mise à sa boutonnière lorsqu’il a dû chercher son fils aîné au commissariat alors qu’il avait été arrêté après avoir fumé un pétard en rue[8].

Le 2 novembre 2011, Pierre assiste à la première journée de tournage de Gérard Depardieu pour le film Turf. Il s’est attribué un petit rôle dans le film, étant le coréalisateur.

Fin septembre 2012, Pierre reçoit une convocation au commissariat avec pour mention « affaire vous concernant ». Déjà prêt au suicide, ne sachant le motif de sa convocation, Pierre va savonner sa moquette, lessiver les murs et enterrer son four à micro-ondes, dans le jardin, afin de dissimuler tout élément suspect. Il se rend au commissariat le 3 octobre à 14h00. C’est la commissaire Mme Gaité qui le reçoit. Elle a le sourire de Sandrine Bonnaire et la silhouette de Monica Bellucci. Alors que Pierre, acculé par la pression et prêt à tout avouer, la commissaire lui révèle qu’il est convoqué pour un excès de vitesse. Il y a trois ans, sa voiture a été flashé à 71 km/h au lieu de 70. En réalité, il roulait à 77 km/h, puisque 6 km/h sont retirés lors du calcul.

Fin 2012, il déménage.

Le 24 avril 2013, Pierre se promène au Jardin d’acclimatation avec ses deux petits-enfants. Le prix d’entrée est de neuf euros, soit trois euros par personne. Il adore le Bois de Boulogne et considère cet endroit comme l’un des plus beaux au monde. Il est sidéré par le prix d’une attraction, huit euros par personne. Il va ensuite devoir payer des tickets pour le train fantôme, les autos tamponneuses et une gaufre au Nutella. Il en aura pour à peu près quatre-vingts euros au total. Lorsqu’il retourne à sa voiture, il constate qu’elle a été enlevée. Il doit aller rechercher sa voiture au parking Foch, en taxi. Le prix de la fourrière lui a encore coûté cent trente-six euros. Alors qu’il quitte le parking, sans être autorisé à reprendre le véhicule, la barrière s’abaisse sur le capot. Il est alors pressé pour conduire ses petits-fils à l’entrainement de football. Il trouve en vitesse un MacDonald’s, les y installe. De son côté, il s’empresse d’acheter au Monoprix un jambon à l’os à vingt-et-un euros le kilo. Après avoir mangé un Royal Bacon sans frite, il accompagne enfin ses petits-enfants au stade de foot. Raphaël se blesse à l’entrainement et Pierre n’en peut plus.

En septembre 2013, Pierre Bénichou participe, pour un cachet de 2000€ à une journée de tournage du film Tu veux ou tu veux pas, de Tonie Marshall. Il joue l’amant de Sylvie Vartan dans le film, mais la scène sera coupée au montage. Dans cette scène, le personnage interprété par Patrick Bruel a une agence de rencontres à laquelle sa mère, interprétée par Sylvie Vartan, fait souvent appel. L’un des prétendant trouvé par l’agence est un mafieux repenti, sorti de prison, interprété par Pierre Bénichou. Il drague Sylvie Vartan, jusqu’à ce que Patrick n’intervienne, inquiet de la rencontre peut recommandable de sa mère. Pierre sort alors sa seule tirade : « Ta mère, c’est une gourmande ! Mais avec moi, elle risque pas, gentleman ». Pierre explique qu’il a été coupé soit parce qu’il était mauvais soit parce que la scène était inutile. En effet, comme il l’a reconnu lui-même, la réalisatrice Tonie Marshall est la fille de Micheline Presle, elle-même étant une très bonne amie de Pierre. Pour faire plaisir à Pierre, Micheline aurait insisté auprès de sa fille pour lui donner un rôle. Dès la lecture du scénario, Pierre reconnaît que la scène n’avait pas de raison d’exister. La réalisatrice a néanmoins eu la gentillesse de l’appeler personnellement pour lui annoncer sa décision. Il n’empêche qu’il en a pleuré comme un enfant[6].

En décembre 2013, l’ouverture surprise du premier Burger King, en France est un événement national. En quelques jours, il devient le deuxième plus gros point de vente de la marque, dans le monde, après celui de l’aéroport d’Amsterdam. Quelques semaines plus tard, alors que Pierre sortait d’un enregistrement télé au Moulin Rouge, il passe devant la gare Saint-Lazare et décide de constater le phénomène par lui-même. Déjà émerveillé par les travaux de restauration de la gare, qu’il avait si bien connu à l’époque où il étudiait au Lycée Condorcet, il suit la foule qui le dirige vers l’enseigne. Il est surpris par la foule « de toutes les nations », les caractères multiraciaux qui composent la queue. Il froisse sa cravate et parle fort pour se mélanger à la foule. Malgré l’heure inhabituelle pour un déjeuner (16h40), la queue n’avance pas. Après plus de cinquante minutes, il arrive enfin au comptoir. Il voulait absolument commander un Whopper au bacon mais celui-ci est indiqué comme étant en rupture. Il insiste pour en avoir un, mais la serveuse lui explique qu’il n’y a plus de tomates pour faire le Whopper au bacon. Il a alors demandé un Whopper normal avec un supplément de bacon, une petite frite et une bière. Il est gêné de payer uniquement huit euros pour ce repas complet. Finalement, c’est aussi gras, aussi mauvais que McDonald’s mais les frites sont meilleures. Cet événement a été confirmé par une photo prise à son insu. La photo a largement circulé sur les réseaux sociaux. On y voit Pierre qui fait la queue devant Burger King.

Le 15 avril 2015, il souffre d’un lumbago. Tout a commencé lorsque plusieurs jours plus tôt, il se leva, alors affalé devant Des chiffres et des lettres. Conscient de son attitude avachie, il se lève de peur que sa concierge le prenne en flagrant délit de paresse. Comme il a plusieurs pièces dans sa maison, il décide de ne pas rester dans son fauteuil devant son programme télé. Il s’assoupit sur son fauteuil, devant la télé. Lorsqu’il se réveille, il souffre de douleurs au dos. Malgré son avis, les ostéopathes et les kinésithérapeutes lui indiquent qu’il en a pour plusieurs semaines[15].

Du 3 au 5 janvier 2015, Pierre Bénichou part en weekend à Barcelone. Les paparazzis s’emparent de l’histoire et un article lui est dédié dans la page « Cris et chuchotements » du magazine Gala, entre un article sur Anna Wintour et un autre sur Kim Kardashian. Le magazine écrit : « Low cost. Quand le célèbre journaliste et grande gueule Pierre Bénichou voyage, c’est avec EasyJet. Il a été croisé dans les couloirs de la compagnie en partance pour Barcelone. Comme quoi, il n’y a pas de petites économies ». Suite à cet article mensonger qu’il qualifie de « rocambolesque », Pierre corrige les informations sur RTL. Il rétorque qu’il voyage toujours en première classe avec une fille appelée Izzie Jet.

Le 5 janvier 2015, Pierre Bénichou annonce vouloir quitter la France pour la Belgique. Pour mettre fin à toute rumeur d’évasion fiscale, il justifie cette décision par le refus de cautionner le choix des Français d’élire Mat Pokora et Jean-Jacques Goldman parmi les personnalités préférées de l’année.

Début 2015, Pierre Bénichou apprend à uriner debout. Il trouve cela tellement formidable qu’il a fait coudre une petite fente, qu’il appellera une « blaguette ».

Le 27 avril 2015, Pierre Bénichou avoue devoir sauter pieds joints car il souffre des genoux.

Le 4 juin 2015, il rencontre le roi d’Espagne, Felipe VI, avenue Montaigne, alors que le roi effectue un voyage diplomatique en France. En voyant Pierre Bénichou, le roi l’aurait alors reconnu en tant que « Rey del tango ». Il lui demande de boire un verre, mais n’a pas le temps[4].

Le 19 janvier 2016, Pierre connaît une nouvelle fois des histoires avec la fourrière. À cause de sa superstition Pierre gare toujours sa voiture en deuxième file, lorsqu’il va voir son médecin rue de la Paix. Malheureusement, sa voiture est une nouvelle fois embarquée par la police. Il va devoir payer 170€ pour la récupérer.

Sa famille

Il a une sœur qui s’appelle Jeanne. Elle est en prison pour des histoires de mœurs.

L’une de ses grands-mères à perdu, dans de grandes souffrances, trois de ses fils durant la Première guerre mondiale.

Il a une tante, Simone, la sœur de son père.

Une de ses grands-mères s’appelle Pauline.

Marcel, son beau-frère

Pierre avoue que Marcel son beau-frère est moins connu que Spider Man. Un soir d’avril, alors que Marcel regarde Spider Man à la télé, il essaie de se jeter par la fenêtre[15].

Marcel est amateur de vinyles, car il aime entendre un grésillement. Alors que Pierre Bénichou trouve ça ridicule.

Marcel avait pour ambition de devenir pape, mais il était conscient qu’il n’avait aucune chance. Il ne l’a donc jamais été[13].Par ailleurs, il a fait des études de médecine mais ne les a jamais terminées.

Il habite dans le 10e arrondissement et à « quatre gonzesses », selon Pierre Bénichou. Pourtant, Pierre prétend que son beau-frère n’est pas le mari de sa sœur unique, mais bien celui d’un de ses frères. L’information n’avait jamais été révélée auparavant, car cela était mal vu à l’époque.

En 2016, Pierre prétend que Marcel habite rue de Babylone, néanmoins cette rue se situe dans le 7e arrondissement de Paris et non le 10e arrondissement comme il l’avait dit auparavant.

Liliane, sa belle sœur

Il a une belle-sœur dénommée Liliane.

Maurice, son cousin

Maurice habite à 120 000km.

Ses enfants et petits-enfants

Le plus jeune de ses petits-enfants s’est radicalisé à l’âge de deux ans et demi. En décembre 2015, Pierre Bénichou lui offre un tapis de prière à Noël.

Un de ses fils, Antoine, travaille dans la musique. Il est directeur commercial chez Universal Music France.

Une de ses petites-filles se prénomme Clara.


Célébrités qu'il a côtoyées

Guard 27

Pierre Bénichou aux côtés de Frederico Fellini, lors d'un entretien pour le Nouvel Observateur, en 1977.

Frank Sinatra : il le surnommait Ol’ Blue Eyes.

Il a diné avec Lavoisier et l’a niqué à plusieurs reprises.

En mars 2015, il a diné à Bâton-Rouge avec Percy Sledge.

Inès de la Fressange, depuis toute petite.

Hubert de Givenchy.

Kirk Douglas, qu’il a souvent au téléphone.

Il est ami avec Jack Nicholson. En voyage à Paris, Jack est tombé amoureux de Pierre. Il lui demande alors de le rejoindre à Los Angeles. Après de nombreuses invitations, Pierre finit par se rendre à Los Angeles. Là-bas, Jack prétend être occupé tous les soirs. Il trouve tout de même du temps pour le voir, dans deux jours, après son entrainement de basket. Malgré sa promesse, Pierre se retrouve seul, Jack n’étant pas venu au rendez-vous.

Charles de Gaulle avait lui aussi prévu de voir Pierre, le 19 juin. N’ayant plus de nouvelles c’est Yvonne, embarrassée qui appelle Pierre pour le prévenir que Charles est en déplacement à Londres.

Kurt Cobain, il dit ne pas oser le qualifier d’ami, mais bien de frère. Lorsqu’il apprend en 2015 que Courtney Love était sa compagne, il décide de réparer son impair en lui envoyant une lettre de condoléances. Cette information l’étonne d’autant plus que lui et Dodo la Saumure se sont disputés pour elle.

Roland Topor était l’un des meilleurs amis de Pierre Bénichou.

Il est parti en voyage avec Françoise Sagan[7].

Un de ses meilleurs amis encore vivant est le peintre espagnol Eduardo Arroyo.

Il a réussi à combattre sept rounds de boxe contre Sugar Ray Robinson.

Fernande Grunet, dit Madame Claude.

Sylvia Wildenstein, née Sylvia Roth, est un membre de la célèbre famille de milliardaires Wildenstein.

Il a bien connu Bruno Masure, mais quand il était connu.

Très bon ami d’Etienne Roda-Gil.

Il a travaillé avec Yvan Audouard.

Pierre a fait écrire à Patrick Modiano, son premier article et lui a prêté des chaussures.

Il a rencontré l’actrice Marie Daëms pour écrire un article sur son nouveau nez pour France-Dimanche.

Vieil ami de Jean Gachassin, ancien rugbyman devenu président de la Fédération française de tennis.

Dans les années 60, il a rencontré Orson Welles. Au Festival de Cannes dans les années 60, alors que Pierre et des amis journalistes boivent un verre, Orson Welles passe devant eux pour rejoindre sa chambre. Plus tard, l’actrice Martine Carole arrive à la terrasse et les journalistes prétendent qu’elle a tapé dans l’œil d’Orson Welles. Ils se débrouillent pour trouver le numéro de sa chambre et y envoient Martine Carol. Lorsque plusieurs heures plus tard, elle redescend, elle déclare : « Qu’est-ce qu’il est lourd ».

Ami de Noël Copin, directeur du journal La Croix. Pierre parle de lui comme étant l’homme le plus fin et charmant qu’il eut connu, qui savait tenir de grandes conversations.

A été ami avec le réalisateur Jean-Pierre Gallo.

Il est très ami avec Alain Delon.[18]

Il a côtoyé la fille de Modigliani.

Il était ami avec Jean-Pierre Beltoise, lorsqu’ils allaient ensemble au Lycée Condorcet.

A été l’ami du poète et écrivain André Frédérique.

Il a connu Romy Schneider.


Vie privée

De nombreuses conquêtes lui sont attribuées. Lors de certaines déclarations à la radio, on apprend le nom de diverses célébrités avec lesquelles il aurait eu une aventure.

Suite aux révélations de son ami, l’animateur Laurent Ruquier, on apprend que Pierre Bénichou a une compagne attitrée. Dans l’émission Les Grosses Têtes, Laurent Ruquier dévoile que Pierre était accompagné, lors d’un repas auquel était convié l’animateur. Laurent Ruquier taira par contre, le nom de sa compagne.

Pour semer le trouble sur sa vie privée, Pierre n’hésite pas à s’inventer des relations, déformer la réalité ou insinuer des conquêtes. Il va notamment annoncer en janvier 2016 qu’il a un fiancé qui habite à Quimperlé.

Préférences sexuelles

Pierre est perçu comme un grand séducteur. Attirées par son charme, les dames présentes dans le public des émissions de radio auxquelles il participe, se mettent au premier rang pour lui. Il a pour habitude de commenter et de critiquer les femmes qui sont assises dans le studio. Généralement, il a un faible pour les femmes blondes avec un brushing, dans le style de Robin Wright[5].

Il prétend pratiquer la golden shower, « tant que ce n’est pas sur la figure »[13].

Il a un faible pour Marine Le Pen : « Elle est pas mal, Marine Le Pen. Elle est nocive pour la France mais je lui ferais pas payer la chambre ». Sexuellement, il l’a toujours trouvée attirante : « En plus, j’ai toujours aimé niquer l’ennemi »[12].

Sa relation avec Jean-Pierre Coffe

Alors que Pierre est serveur dans un bistrot, il tombe sur Jean-Pierre qui venait y jouer au tiercer. C’est ce jour-là qu’ils ont commencé à entretenir une relation.[1]

Pierre Bénichou et Jean-Pierre Coffe entretiennent une relation sans pour autant se mettre en ménage. Pierre racontera qu’il s’agit là de la raison de la réussite de leur relation[1].

Pierre Bénichou a été témoin de nombreux trafics douteux commis par Jean-Pierre durant la guerre. Ce dernier vendait des bons de ravitaillement avec Tino Rossi. Puis, il a couché avec des hommes de l’administration[1].

Ils n’ont jamais pu se fiancer, à cause de ses parents qui n’approuvent pas leur relation.

En février 2015, après vingt-deux ans de relation, le couple bat de l’aile et est forcé de s’expliquer sur les ondes de RTL. Jean-Pierre nie alors toute relation, même amicale entre les hommes. Il ajoute que jamais un homme de sa stature n’aurait pu envisager une relation avec « une vieille baderne ». Laurent Baffi, témoin de la scène, leur conseille alors d’aller voir un conseiller conjugal[1]. Jean-Pierre reproche à Pierre de ne pas avoir voulu se faire opérer pour avoir des enfants[1]. Pierre prétendra aussi que leur relation était un coup médiatique imaginé pour faire sortir Jean-Pierre de l’anonymat. Quelques mois plus tard, il va préciser que le flirt n’a eu lieu qu’à la radio. Le 2 novembre 2015, Jean-Pierre Coffe et Pierre Bénichou annoncent leur séparation, lors de l’émission des Grosses Têtes, sur RTL. Ils avaient déjà déclaré au printemps de la même année, qu’il était impossible pour eux de divorcer, étant de confession catholique.

Ses conquêtes

Pour sa première fois, un ami a emmené Pierre, alors âgé de 13 ans, voir une prostituée.

De nombreuses conquêtes sont attribuées à Pierre Bénichou. Un bon nombre d’entre elles a d’ailleurs été cité par Pierre, lui-même. On lui doit une célèbre phrase : « je l’ai niquée… », qu’il déclame fièrement à de multiples reprises.

Il prétend qu’à l’époque où il enchainait les conquêtes, il pouvait consacrer jusqu’à dix-sept heures par jours à ses maîtresses.

- Marion Maréchal-Le Pen est sa maitresse[10].

- Igor et Grichka Bogdanov, qu’il n’arrive à différencier qu’au lit. « Ils ont des préférences totalement différentes », précise-t-il[14].

- L’animatrice vedette américaine, Oprah Winfrey, avec qui il a eu dix rapports sexuels.

- Il a couché à deux reprises avec Marilyn Monroe.

- Emma Peel, il l’a fourrée[2].

- Lana Turner, il l’a niquée[2].

- Lauren Bacall, il l’a niquée en présence de Humphrey Bogart[7].

- Beyoncé, il l’a niquée.

- Charlotte de Turckheim, il l’a niquée.

- Carl Lewis, il l’a niqué.

- Janice Joplin, il l’a niquée.

- Clementine, la femme de Winston Churchill, il l’a niquée.

- Il a niqué l’une des femmes de Khrouchtchev.

Lubies

Il aime les boxer shorts, n’aime pas trop les bermudas et déteste les shorts et encore plus les pantacourts[15].

Il ne peut s’empêcher de critiquer les hommes du public qui portent des shorts alors qu’ils assistent à l’enregistrement d’émissions de radio où il est présent.

Il avoue être fétichiste. Il ne comprend pas comment quelqu’un peut faire l’amour à une fille sans chaussures. Il a fait enlever toute la moquette de son appartement pour y faire poser du carrelage afin que les filles aient froid aux pieds. Il avoue qu’en été, lorsque le carrelage n’est plus assez froid, il demande alors qu’on étale du gravier pour que les demoiselles n’osent pas poser leurs pieds nus[15].

Il n’aime pas les femmes qui portent des bottillons.

Il déteste parler de son âge et de sa mort.

Il déteste être assis, il ne veut rester que couché[12].

Il a une aversion pour les anatomopathologistes. Il s’agit de la profession qui lui fait le plus peur au monde. Les anatomopathologistes sont incapables de trouver le bon diagnostique immédiatement, plongeant le patient dans une peur atroce, le temps d’avoir les bons résultats.

Il déteste Georges Brassens (autant que sa jeunesse), Barbara, Jacques Brel (qui n’utilise que des lieux communs), Charles Aznavour, les Beatles (qui sont des assassins, selon lui).

Il a une passion pour Léo Ferré, Serge Gainsbourg et Yves Montand.

Il déteste qu’on lui suce les pieds. Mais il a une passion pour les beaux pieds. Il va régulièrement voir le podologue-pédicure M. Torjman pour avoir des pieds de rêves[2].

Il déteste la campagne.

Il déteste Philippe Starck.

Il déteste les ours.

Il déteste les écolos.

Il déteste les one man shows.

Il déteste les congés de maternité.

Il déteste le sauna mais aime bien le hammam.

Il aime bien Kylie Minogue mais aime encore plus Miley Cyrus. Il la trouve très fraiche et nature. Il ne lui « ferait pas payer sa chambre » .

Il déteste le PSG et tous ceux qui aiment le PSG.

« Julien Lepers est l’une des personnes que j’admire le plus en France ».

Faits divers

Pendant des années, il a côtoyé la « boulangerie-charcuterie » de Plozévet[15].

Le 10 décembre 2015, il déclare avoir tué 12 paparazzis.

Dans Rambo I, Pierre Bénichou « met une tarte » à Sylvester Stallone[13].

Il ne connaît pas par cœur la date de naissance de ses enfants[12]. Il a plusieurs de ses enfants qui sont en prison.

Il n’a pas de télé couleur, trouvant que c’est une « connerie »[12].

Il aime les anchois sur la pizza[12].

Il possède un manteau en ragondin, délaissant l’astracan[1].

Il est le scénariste du film « Turf »[1].

Il déclare que la France est coupable. À cause de la France Johnny est devenu le plus grand chanteur. Son succès est d’après lui, dû à sa reprise de « When a man loves a woman ». Pierre se reprend ensuite, lorsqu’il apprend que le chanteur est sponsorisé par RTL. Il le trouve alors formidable et le compare alors à Mozart, qui lui par contre « était un schleu ».

Il préfère Stromae à Jacques Brel qui est un mauvais auteur, même s’il déclare plus tard ce jour-là à Bernard Mabille, qu’on accepte tout ce qu’il dit vu le salaire qui lui est reversé.

Attaqué par Marcela Iacub qui se déclare plus juive que lui, il prétend ne plus être juif depuis le 14 avril 2015.

Il n’aime pas les yaourts parce qu’ils sont soit trop sucrés soit pas assez sucrés. Plus tard, il précisera que Coluche lui indiquait après chaque repas combien il avait dépensé pour acheter la viande. Il accorde que cela n’est pas grave tant qu’on peut manger un bon yaourt pourri par après.

Il n’aime pas le rugby, qu’il qualifie de sport régional[14].

Pierre avoue avoir « baisé beaucoup de vilaines »[10].

Il déclare que Lilian Renaud, gagnant de la deuxième édition de The Voice est un chanteur de merde, provenant d’une émission de merde[15].

Il n’aime pas M. Pokora qu’il a découvert chez Michel Drucker. Il y chantait sa chanson « A nos actes manqués » de Jean-Jacques Goldman[15].

Il a revendu une de ses Modus et s’est acheté une Ferrari. Il déclare en posséder encore trois[14]. Alors qu’il ne lui en reste plus qu’une Modus dans son garage, il apprend qu’il est impossible de racheter un nouveau modèle. Sa voiture a été achetée avec 36 mois de leasing, soit une somme de 5000€ plus des mensualités de 220€. Lorsqu’il arrive au bout des 36 mois, on lui demande 7000€ s’il souhaite la garder. Il a donc demandé une nouvelle en échange, ce qui lui a été refusé car le modèle n’est plus fabriqué. En septembre et novembre 2015, il déclare vouloir acheter une Twingo ou une voiture électrique Zoé. Finalement, le 9 mai 2016, il annonce qu’il a enfin commandé une nouvelle voiture et passe chez Mercedes. Il finit par renoncer à l’achat à la fin de la semaine.[20]

En 2013, il avoue être vendeur chez Darty l’après-midi.

Pierre n’aime pas Barcelone, il n’aime que le sud de l’Espagne. Il aime le flamenco, les castagnettes, l’Espagne belle à la Garcia Lorca, alors qu’à Barcelone il n’y a rien de tout ça.

Si Pierre devait emmener trois livres sur une île déserte, ce serait : Alcools de Guillaume Apollinaire, Le temps retrouvé de Marcel Proust et Madame Bovary de Flaubert.

Sur l’antenne de RTL, la comédienne Dominique Lavanant raconte comment Pierre Bénichou a porté sur son dos le chanteur Michel Polnareff, en présence de Jean-Loup Dabadie.

Alors qu’il doit conduire sa mère à Giverny, sa voiture tombe en panne. Il demande à son ami Coluche s’il peut lui emprunter une voiture. Coluche qui surnomme Pierre « Le Président » lui prête une Rolls Royce, trouvant que la marque de la voiture colle avec son statut. Au début de la semaine, il rend la voiture à Coluche avant de se rendre au travail. Coluche est étonné par le comportement de son ami, croyant qu’il était clair que la voiture était un cadeau[8].

Le personnage de Pierre Bénichou apparaît dans le film biopique Coluche, l’histoire d’un mec, réalisé par Antoine de Caunes. La scène raconte comment Pierre, alors rédacteur en chef au Nouvel Observateur, en plein match politique durant la période d’affrontement entre Rocard et Mitterrand, va choisir de mettre Coluche en une du magazine[8].

Il mesurait 1m91 lorsqu’il était jeune, il s’est tassé peu à peu et ne mesure plus que 1m63 .

Pour une fête des mères, il a offert une fourchette à sa mère, qui lui a jeté à la figure, trouvant cela trop snob[2].

Les Mystères de l’Ouest, c’est le programme télévisé destiné aux trafiquants de drogue qui ont eu accès très tôt à la télévision. Alors que la première chose qu’a pu voir Pierre à la télévision, c’était Guy Lux[2].

Il déteste le Petit Prince et Antoine de Saint-Exupéry.

Il a été faux-monnayeur[6].

Pierre est poisson ascendant lion.

Pierre Bénichou raconte régulièrement les mésaventures qu’il a rencontrées avec sa fausse cheminée. Il a acheté une cheminée à gaz qui lui coûte très chère.

Pierre est toujours accompagné de son « coach », une sorte de doublure qui va par exemple chez le tailleur à sa place, il l’aide également à faire des recherches sur Internet.

Pierre est dépressif. Il prend tous les jours du Prozac à des doses infinitésimales en même temps que son Temesta.

Il a passé des années à dire que Pascal Obispo avait tué la chanson française, il s’est moqué de sa coiffure et l’a longtemps assassiné de critiques. « Il était l’archétype de tout ce que je détestais ». Jusqu’au jour où ils se sont rencontré au Cap Ferret. Il était en vacances avec son fils, sa belle-fille et leurs enfants. Alors qu’il sort d’un bar, vers minuit, Pascal Obispo l’accoste dans le parking. Pascal Obispo lui dit qu’il l’adore malgré que Pierre le critique tout le temps. Ils ont ensuite passé un peu de temps au bistrot et depuis, ils sont très amis. Ce soir-là, ils se sont jurés de ne plus se quitter, il a fallu attendre quatre ans pour qu’il se revoit, alors que Pascal est invité dans Les Grosses Têtes, sur RTL. Il n’aime toujours pas la voix de tête du chanteur.

Vu le prix de la vie, Pierre a un souhait : finir sa vie en prison. De la sorte, il ne devra plus vivre de ses propres moyens.

Pierre est propriétaire d’un quart de deux maisons sur l’Ile de Ré. Les maisons appartenaient à sa femme. À son décès, les deux maisons ont été léguées à ses trois enfants et à Pierre, devenant chacun propriétaire d’un quart des maisons.

Roland Barthes est mort renversé rue des écoles à Paris. Deux ans auparavant, Pierre à lui aussi été renversé par un vélo, au même endroit, devant la brasserie Balzar.

Il a croisé Hemingway et Picasso lors d’une corrida.


Son répertoire

Chansons

  • - Il venait d’avoir 18 ans, Dalida[15].
  • - Barbara, Yves Montand.
  • - Félicie aussi, Fernandel.
  • - La donna è mobile, Cosi fan tutte, Verdi.
  • - Quand on s’promène au bord de l’eau, Jean Gabin[14].
  • - Ça s’est passé un dimanche, Maurice Chevalier[14].
  • - Je tire ma révérence, Jean Sablon[10].
  • - J’ai pleuré sur tes pas, André Claveau[13].
  • - Dansons la Rose, Yves Montand[12].
  • - La trompette en bois, Georges Milton, reprise par Bourvil[1].
  • - La Gambille, Philippe Clay.
  • - Boléro, Georges Guétary.
  • - Avec ses castagnettes, Bourvil.
  • - Les deux écoles, Michel Sardou.
  • - Fascination, Paulette Darty.
  • - La vie d’artiste, Léo Ferré.
  • - Gastibelza (L’homme à la carabine), Georges Brassens.
  • - La légende de la nonne, Georges Brassens.
  • - En passant par la Lorrain, chanson populaire[2].
  • - En passant par la Lorraine, chanson populaire.
  • - C’est vrai, Mistinguett.
  • - Trois anges sont venus ce soir, Tino Rossi.
  • - Marinella, Tino Rossi.
  • - Ca c’est d’la bagnole, Bob Dechamps.
  • - Valentine, Maurice Chevalier[7].
  • - Mademoiselle Hortensia, Yvette Giraud.
  • - Je t’ai dans la peau, Edith Piaf.
  • - Le plus beau tango du monde.
  • - La Petite Tonkinoise, Joséphine Baker.
  • - En duo à capella avec Régine, Ouvre la bouche, ferme les yeux.
  • - En duo à capella avec Régine, Les petits papiers.
  • - Dans sa maison un grand cerf.
  • - La belle de Cadix, Luis Mariano.
  • - Les répliques du Clown blanc et de l’Auguste du Cirque Bureau.
  • - Petite fleur, Sidney Bechet.
  • - Fandango, Luis Mariano.
  • - Étoile des neiges, Line Renaud.
  • - Tu sens la menthe, Les Charlots.
  • - Oh ! Maurice, Maurice Chevalier.
  • - Emilienne, Marie-Paule Belle.
  • - Ce petit chemin, Georges Brassens.
  • - Quand un vicomte, Mireille et Jean Nohain.
  • - C’est magnifique, Sylvia Bennett.
  • - La marmite, Dario Moreno.
  • - Adieu, Venise provençale, d’Henri Alibert.
  • - La P’tite Grenouille, André Guitare.
  • - L’accordéoniste, Edith Piaf.
  • - L’hirondelle, Gilbert Bécaud.
  • - La Polka du Roi, Charles Trenet.
  • - Quel temps fait-il à Paris, Lucienne Delyle.
  • - Les deux écoles, Michel Sardou.
  • - Je suis venu à pied, Yves Montand.
  • - Trois fois merci, Jacqueline François.
  • - Je t’ai donné mon cœur, Tino Rossi.
  • - Le petit cœur de Ninon, Esther Lekain.
  • - Les feuilles mortes, Yves Montand.
  • - J’ai gardé l’accent, Mireille Mathieu.
  • - La boudeuse, Tino Rossi.
  • - Comme la plume au vent (La donna è mobile, version française), David Devriès.
  • - J'ai la mémoire qui flanche, Jeanne Moreau.

Poèmes et littérature

Pierre Bénichou est capable de réciter par cœur de nombreux poèmes ou extraits de littérature.
  • - Plus belle que les larmes, Louis Aragon[10].
  • - La jeune Tarentine, André Chénier.
  • - La Négresse du Sacré-Cœur, Max Jacob[13].
  • - Les Colchiques, Alcools, Apollinaire.
  • - Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, Joachim du Bellay.
  • - Rome, Corneille.
  • - Madrigal, Alfred Jarry.
  • - La tendresse, Marie Laforêt.
  • - Les deux amis, Jean de La Fontaine.
  • - La Chanson du Mal-Aimé, Guillaume Apollinaire.[19]
  • - Le chêne et le roseau, Jean de La Fontaine.
  • - Citation tirée de L’été d’Albert Camus.
  • - J’aime l’âne, Francis Jammes.
  • - Le Condamné à mort, Jean Genet.
  • - Heureux qui, comme Ulysse, a fait beau voyage, Joachim du Bellay.
  • - Dom Juan, Molière.
  • - Colombine, Georges Brassens.

Blagues

« Quel est le rêve d’une femme léopard ? Avoir un manteau en peau de pute »[10].

« Tu sais pourquoi les curés ont une tonsure ? Il faut bien trouver où les embrasser quand on les encule ».

« C’est un petit garçon de quatre ans qui prend son bain avec sa sœur de onze ans. Elle se lève de l’eau pour se savonner. Et il lui dit : ‘’Qu’est-ce que tu as entre les jambes ?’’. Elle lui répond : ‘’Oh, rien j’ai pris un coup de hache’’. Il rétorque : ‘’Oh, merde en plein dans ta chatte ?!’’ ».


Imitations

Pierre imite Pierre Brasseur jouant Othello[13].

Yves Montand qui imite Brassens.

Zinedine Zidane.

Francis Cabrel.

Il imite le cri de Tarzan.

Pierre a une passion et un don pour l’imitation des cris d’animaux. Il cède régulièrement à la pression de son public insistant, en imitant de nombreux animaux tantôt sur les ondes d’Europe 1, tantôt sur celles de RTL. Il imite le chat, le chat avec l’accent belge, le dromadaire, le chien, la vache.

Citations

« J’ai connu un gars, il était tellement radin qu’il baisait sa femme ».

« Je n’ai rien contre les étrangers, tant qu’ils ne viennent pas en France ».

« Un homme viril est un homme qui n’a peur ni des hommes ni des femmes »[13].

« Si on m’interdit de fumer sur les terrasses, moi je fais supprimer les cafés. Ce n’est pas possible. (…) Depuis la disparition de la danse, fumer c’est encore le seul truc qui existe pour inviter une femme qu’on ne connaît pas, tout près de soi »[13].

« Aimez votre intestin au lieu d’aimer votre chien »[12].

« Les trains, ils adorent les gares. On a l’impression qu’ils sont attirés par les gares »[12].

« S’il n’y avait pas eu Castel, j’aurais très certainement été directeur de deux ou trois grands journaux ».

« Brassens c’est Pétain ».

« J’ai croisé Dany Boon, l’irrésistible comique qui est milliardaire. On dirait un clochard, il est habillé comme vous. On dirait qu’il sort de l’hôpital, un pauvre. On dirait qu’il sort de Bicêtre. J’ai l’impression qu’ils l’ont livré de Franprix».

« Je ne peux pas lire La chèvre de Monsieur Séguin sans pleurer, je ne peux pas lire Le Petit Prince sans déchirer le bouquin ».

« Andy Warhol c’est du foutage de gueule. C’est du coloriage, ses toiles valent plus que du Picasso. C’est incroyable ».

« Faut être gentil avec les jolies femmes, sans ça, elles font pas le boulot ».

« J’ai été chauffeur-livreur pendant la guerre. Je chauffais les pieds des résistants puis je les vendais aux Allemands ».

« Toute personne qui habite à plus de 800 mètres d’une agglomération est un sale con »[17].

« Je nique jamais les orphelins ».

« Si vous analysez mes réactions, vous remarquerez qu’il y a 87% de jalousie ».

« Je n’aime pas les femmes qui ne travaillent pas. Alors elles se mettent à lire. Elles lisent du Phèdre, et un jour tu rentres du boulot et tu la trouves au pieu avec ton fils ».

« J’étais dans ma génération l’un des plus intelligents et des plus cultivés. Mais j’avais durant les examens des sortes de trous noirs. Je n’y arrivais pas ».

Radio et télévision

Il fait ses débuts à la radio aux côtés de ses amis Jean Yanne, Jacques Martin et Carlos dans l'émission Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL.

De 2000 à 2014, il est chroniqueur dans l'émission de radio On va s'gêner de Laurent Ruquier sur Europe 1. Il apparaît également à la télévision aux côtés de Laurent Ruquier dans On a tout essayé sur France 2 (2003-2007), dans On n'a pas tout dit sur France 2 (2007-2008) et dans On va s'gêner (2010) sur France 4.

De 2001 à 2003, il est aux côtés de Michel Drucker dans l'émission télévisée Vivement dimanche prochain sur France 2.

Europe 1 a été mise en garde deux fois par le CSA, le 20 septembre 2005 et le 1er février 2010, pour des propos tenus par Pierre Bénichou dans l'émission On va s'gêner. Pierre Bénichou avait qualifié le peuple polonais « d'antisémite ». L'ambassadeur de Pologne, n'ayant pas apprécié l'humour du chroniqueur, avait alors saisi le CSA.

De 2008 à 2011, il participe à l'émission Langue de bois s'abstenir présentée par Philippe Labro sur Direct 8.

De janvier 2014 à mars 2014, il fait partie des chroniqueurs de L'Émission pour tous, diffusée sur France 2 et présentée par Laurent Ruquier.

Le 25 août 2014, il intègre l'émission Les Grosses Têtes, suivant ainsi Laurent Ruquier d'Europe 1 à RTL.

Cinéma et théâtre

Pierre Bénichou dans le Pêcheur d'Islande, en 1959. Il fait une apparition d'une dizaine de secondes auprès des acteurs principaux, en tant que fils de l'armateur et frère de Gaud. De droite à gauche : Gaud Mével (Juliette Mayniel), Yann Floury (Jean-Claude Pascal), Berger (Michel Garland) et le fils de l'armateur (Pierre Bénichou).

En 1959, à l'occasion d'une interview de Jean-Claude Pascal qui était en Bretagne pour un tournage, Pierre Bénichou se retrouve à jouer le rôle du fils de l'armateur dans Pêcheur d'Islande, film réalisé par Pierre Schoendoerffer.

En 2004, il joue au théâtre le personnage principal de la pièce Grosse Chaleur, une comédie de Laurent Ruquier, mise en scène par Patrice Leconte.

En 2010, avec Manu Booz, Philippe Guillard (scénaristes de Camping) et Alain Chabat, Pierre Bénichou participe à l'écriture du scénario de Turf, une comédie dans l'univers des courses hippiques réalisée et coécrite par Fabien Onteniente.

En 2013, Pierre Bénichou participe au tournage du film de Tonie Marshall, Tu veux ou tu veux pas, jouant l'amant du personnage interprété par Sylvie Vartan. La scène sera entièrement coupée au montage[6].

Publication

Pierre Bénichou a écrit la préface du livre Le Pavé de Coluche, publié le 4 novembre 2010 au Cherche midi.

Les absents, levez le doigt !, Éditions Grasset, 2017.

Documents journalistiques

Pierre Bénichou est un journaliste connu pour ses papiers nécrologiques et ses entretiens, notamment lorsqu'il était au Nouvel Observateur.

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, iLes Grosses Têtes, RTL, 18 février 2015
  2. a, b, c, d, e, f, g, h Les Grosses Têtes, RTL, 29 juin 2015
  3. a, b, c Les Grosses Têtes, RTL, 14 décembre 2015
  4. a, b Les Grosses Têtes, RTL, 5 juin 2015
  5. a, b Les Grosses Têtes, RTL, 29 octobre 2015
  6. a, b, c, d Les Grosses Têtes, RTL, 25 août 2014
  7. a, b, c, d Les Grosses Têtes, RTL, 4 septembre 2014
  8. a, b, c, d, e, f, g On n'est pas couché, France 2, 20 novembre 2010
  9. a, b, c Les Grosses Têtes, RTL, 17 novembre 2015
  10. a, b, c, d, e, f, g Les Grosses Têtes, RTL, 15 mai 2015
  11. Les Grosses Têtes, RTL, 30 septembre 2014
  12. a, b, c, d, e, f, g, h, i Les Grosses Têtes, RTL, 5 mars 2015
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i Les Grosses Têtes, RTL, 1e avril 2015
  14. a, b, c, d, e, f, g, Les Grosses Têtes, RTL, 19 octobre 2015
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k Les Grosses Têtes, RTL, 25 avril 2015
  16. Les Grosses Têtes, RTL, 3 décembre 2014
  17. a, b, Les Grosses Têtes, RTL, 22 novembre 2014
  18. a, b, Les Grosses Têtes, RTL, 5 avril 2016
  19. a, b, Les Grosses Têtes, RTL, 3 février 2016
  20. a, b, Les Grosses Têtes, RTL, 9 mai 2016
  21. Les Grosses Têtes, RTL, 27 juin 2016
  22. Le Nouvel observateur (Paris), 642, 28 février 1977, pp.80-102 Le Nouvel observateur (Paris), 329, 1-7 mars 1971, pp.53-60 Le Nouvel observateur (Paris), 1374, 7-13 mars 1991, pp.28-33 Le Nouvel observateur (Paris), 1386, 30 mai - 5 juin 1991, pp.72-74 Le Nouvel observateur (Paris), 1513, 4-10 novembre 1993, pp.46-53

See also